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Bibliothèque 19
Editions critiques de textes du XIXe

Deuxième partie

Chapitre 2

Édition Borel (collection « Nymphée »), 1899

Au dire de gens ayant l’expérience des choses, Aspar Basto était un homme de ressources, et ses ex ploits étaient fameux. Ne travaillant que pour la solde, il avait brûlé beaucoup de villes avec les huguenots, fait le dégât dans les rangs des catholiques, bataillé en Flandre, en Normandie et jusqu’en Autriche. On l’avait vu piller, avec les coureurs turcs, les châteaux vénitiens sur les bords de la Piave 1 , et il avait tiré l’avi ron sur les galères des Génois. Tour à tour pirate, marchand d’esclaves, stradiot, argoulet 2 , puis contre bandier, forçat à Alger et à Gênes, il avait parcouru la Méditerranée comme les anciens Phéniciens, ramé sur toutes ses vagues, erré sur tous ses rivages.

  • 1  Fleuve de Vénétie, qui prend sa source sur (...)
  • 2  Soldat de la cavalerie légère. Le terme est (...)

Édition Borel (collection « Nymphée »), 1899

Peut-être avait-il connu les honneurs, et il passait pour avoir été bas officier parmi les Esclavons 3 des Doges qui montent la garde avec des fauchards 4 où est gravé le lion de Saint-Marc. Mais il avait dû quitter Venise, précipitamment, accusé d’avoir enlevé une patricienne pour la vendre au patron d’une fuste 5 de Tunis. Pris dans la mer de Sicile par les corsaires barbaresques, il s’était échappé de Kairouan, avait passé en Espagne, puis était allé en Grèce où Démétrius Marinovitch l’avait embauché parmi ses stradiots.

  • 3  Corps de garde des doges de Venise, composé (...)
  • 4  Sorte de faux de guerre dont la lame, (...)
  • 5  Embarcation légère, longue et plate, qui (...)

Ainsi, à plus de quarante ans, il avait dû reprendre les manches de mailles et la sagaie 6 , pour guerroyer encore, après avoir formé et perdu, dix fois peut-être, un pécule qu’il voulait emporter dans sa patrie, une terre perdue parmi les cimes bleues du Caucase.

  • 6  Lance.

Il était alerte et de taille plutôt élevée, sec comme un lévrier, avec une figure fine où luisaient des yeux noirs démesurément élargis, perçants comme ceux d’un oiseau de haut vol. L’air hardi et attentif, souple dans sa démarche, toute sa personne avait quelque chose d’inquiétant et de redoutable qui faisait penser aux bêtes de carnage, buveuses de sang, se tirant du meur tre avec le poil soyeux et la robe nette.

Lazare et lui se connaissaient de longue date, car ils avaient ensemble ramé captifs sur une galère capitane 7 . Puis, ils s’étaient échappés, par une nuit noire, et avaient gagné l’Espagne où ils s’étaient séparés. Au jourd’hui, ils s’étaient retrouvés à Bourges et, résolus de faire tourner à leur avantage les événements qui allaient s’accomplir, ils s’occupaient des occasions pro fitables, formaient des plans pour trafiquer sur les femmes dont on pourrait s’emparer, supputaient de probables bénéfices.

  • 7  Navire du capitaine général des galères. Le (...)

En quelques mots, François et Lazare mirent le stradiot au courant de la question. Pour Aspar, une pareille expédition rentrait dans les choses possibles, il n’y voyait qu’une difficulté. La minceur de son grade — il était simple caporal — ne lui permettait pas de s’éloigner à volonté.

Et, ayant donné ses raisons, il écouta, les mains croisées sur la poitrine, l’air recueilli, les explications verbeuses que François lui déroulait longuement, et, intérieurement, il le trouvait bavard comme une femme. Mais la figure impassible d’Aspar s’éclaira d’une lueur fugitive et son œil s’alluma lorsque le comte poussa vers lui d’une main négligente le tas d’or qui brillait sur la table.

Il n’en fit point, cependant, un pas en avant et continua à écouter François qui mettait une grosse somme à sa disposition pour mener à bien l’entre prise :  

Prends cet or, en attendant mieux, comme acompte, et dis-moi ce que tu veux pour m’amener la femme.

Aspar répondit que c’était une affaire difficile et qui coûterait très cher, quatre mille livres 8 seraient nécessaires. Il lui faudrait en effet emmener du monde, acheter les renseignements des uns, le silence des autres. Et ayant compté l’or, il reconnut qu’il y avait environ quinze cents livres, il demanda que la diffé rence lui fût comptée au retour, s’il réussissait. S’il échouait, il tiendrait compte à François de son argent. Au reste, il s’en remettait à sa générosité, offrait même de ne pas prendre les quinze cents livres. Car, par un excès de finesse, Aspar ne voulait point passer pour besogneux, pour un misérable à la merci de quelques pièces d’or. Il savait que, dans ce monde, les pauvres réussissent rarement à se faire bien payer leurs services. Et il ajouta :  

  • 8  La livre était une pièce d’argent, valant (...)

S’il nous faut quelque argent, je fournirai les avances ; et, tous comptes faits, je prends l’affaire à ma charge, m’engageant à vous livrer la femme pour quatre mille livres.

Mais Lazare déclara qu’on ne saurait avoir trop d’es pèces pour une pareille aventure. Et, avec l’assen timent de François, il prit l’or et déclara qu’il s’occuperait des dépenses. Car il était convenu qu’il partirait avec Aspar, et il se chargea même de trouver un moyen facile de faire sortir quelques stradiots de la ville de Bourges.

Puis, ils s’en furent, laissant François seul, réfléchis sant aux difficultés sans nombre que présentait cette affaire, et son esprit nonchalant, peu ouvert aux choses compliquées, entrait dans un cruel travail. Faire enle ver une fille était en soi chose facile ; si la chose tournait mal, il laisserait pendre ses gens sans autrement les connaître. Mais si le coup réussissait, il aurait peut- être, par la suite, à répondre devant la justice. Car avec tous ces huguenots, on ne savait jamais si l’on était en paix ou en guerre. Le Roy avait cependant proscrit les réformés ; il se le rappelait, et il en prit courage.

— Oui ! Mais alors, s’objecta-t-il, s’ils sont proscrits, ils doivent être tout au moins emprisonnés. Si Made leine rentre dans Bourges, les gens du Roy mettront la main sur elle. Ils prendront la demoiselle, la mettront dans un couvent, et moi, j’en serai pour mon argent. Les prêtres sont capables de tout, l’archevêque la réclamera certainement pour lui faire son procès comme hérétique. Si elle abjure, je ne puis rien contre elle ; si elle persiste, ils la feront brûler. De toutes manières, j’en serai pour mes frais, et encore on se moquera de moi.

Cette perspective lui apparaissait lamentable, et il se laissait abattre, comme une bête prise dans un filet et qui ne peut en sortir. Puis, il se révolta, se jura de ne pas lâcher sa proie quand il la tiendrait. Car, sans même savoir où était Madeleine, il avait telle confiance en Lazare, qu’il considérait l’enlèvement comme un fait acquis.

— Par la messe ! se dit-il, je suis bien de taille à faire la nique à tous ces frocarts. Ils ont besoin de moi, d’ailleurs, et tous tremblent de male peur derrière mes chevau-légers. Le jour où j’aurai ici la charmante Madeleine, je la garderai si bien que je défie tous ces oiseaux de seulement l’approcher.

Mais il réfléchit qu’il serait obligé de s’en remettre à ses gens et à ses soldats du soin de la garder. Et il pensait aux jalousies d’officiers, aux perfidies des cama rades pour qui toute violence serait un jeu. Du Perrier l’inquiétait aussi, car le colonel venait de faire annon cer à grands bruits de trompettes, par toute la ville, qu’il entendait faire respecter les lois et coutumes réglant le partage du butin. Il devait être mis en com mun, puis réparti entre chacun suivant l’importance de son grade. La peine de mort était rappelée contre ceux qui détourneraient les parts de prise et les prisonniers. François ne craignait point d’être puni de mort, mais il craignait la confiscation et ses suites. Qui pou vait savoir si du Perrier, apprenant qu’il détenait dans sa maison une femme enlevée par les soldats de son armée, ne la réclamerait pas pour la mettre à rançon et ne s’en ferait pas donner la garde noble 9  ? Ou bien il l’en verrait à Paris, à la cour, et plus jamais lui ne pourrait la revoir.

  • 9  Droit de jouir des biens d’un enfant, en (...)

Il voulut encore demander conseil à Lazare, mais celui-ci courait par la ville. Le valet qui lui répondit lui remit en même temps une lettre de la marquise de Vauplassans. Elle se plaignait de rester sans nouvelles de François, vivait tristement renfermée dans son château fortifié et tenu sur le pied de guerre. Ses filles d’honneur s’étaient dispersées, et le baron de Garde fort, par rancune sans doute, n’avait pas voulu lui con fier Madeleine.

Cela intéressa fortement François, qui trouva la lettre précieuse. Mais elle restait muette sur l’endroit où était Madeleine, disait seulement qu’elle n’était plus à Gar defort et que le baron avait quitté le pays. Puis la marquise se plaignait amèrement du petit Bellegarde qui l’avait lâchement abandonnée pour aller à Bourges où il s’affichait avec des comédiennes et des courti sanes du dernier rang. Elle finissait en priant François de le surveiller et elle lui faisait des compliments sur sa Maugrabine dont elle avait entendu raconter des choses merveilleuses.

Lazare rentrait cependant, et, interrogé par Fran çois, il entra au vif de la question. Il était sûr qu’on brûlerait une partie du pays sous peu de jours, la guerre était partout, qui s’inquiéterait des meurtres et des rapts ?

— C’est miracle, monsieur, si l’Amiral et M. le Prince ne sont pas à cette heure déconfits. En tous points, on court sus aux huguenots et on les tue comme des mouches. Qui va s’occuper, au milieu de ces mas sacres, d’une petite fille de plus ou de moins dans le Berry ? Si son père n’est pas occis et la réclame, on ne lui répondra même pas, et d’ici là, d’ailleurs, n’aurez- vous pas eu du bon temps ?

Tu en parles à ton aise, Lazare ! Et si Mme Re née de Ferrare le prend de haut et exige qu’on lui rende sa pupille ?

Baste ! d’ici là, monsieur, vous aurez bien con verti la demoiselle, ou bien vous vous en serez dégoûté. Dans le premier cas, si elle se fait catholique, personne ne s’en occupera. Dans le second, il vous sera bien in différent de vous en défaire !

Lazare ! Lazare ! je crains d’avoir de grands en nuis, et pourtant j’ai tant envie de cette jolie fille que je risquerais pour elle de pires fortunes. Mais vraiment j’ai peur...

Bien, monsieur, interrompit Lazare impatienté. Il faut, sans perdre un instant, retourner aux pages 10 , et on vous y donnera le fouet ! Est-ce pour des gens comme nous d’avoir peur et de se terrer comme des lièvres ? Mais vous le reconnaissez vous-même, un seul baiser de Mlle Madeleine vaut dix ans de tracas avec tous les archers du royaume ! Encore un coup, laissez-moi mener l’affaire ! J’en réponds sur ma tête !

  • 10  Les pages sont les enfants de familles nobles (...)

Et il expliqua le résultat infaillible de ses combinai sons. Mlle de Gardefort était sans aucun doute restée dans le pays, chez Mme de Vauplassans peut-être...

Mais François le détrompa, le blâmant de s’engager par avance sur une fausse piste. Lazare déclara que l’erreur était petite, et il affirmait que Madeleine n’avait pas quitté le Berry, et il saurait la trouver. En outre, pour quelques pièces d’or, il avait acheté à un laquais de du Perrier une commission régulière, signée et scellée, de recruteur, qui lui donnait droit à une escorte. Et l’escorte était là qui l’attendait, dehors ; François, en se mettant à la fenêtre, pouvait regarder les stradiots.

Lazare s’était fait aussi fabriquer par un scribe du gouverneur une fausse lettre de l’Amiral dont l’écriture et la signature étaient parfaitement imitées. Elle le recommandait à tous les huguenots comme chef d’un parti d’éclaireurs, et requérait chacun de lui donner aide et secours.

François, du balcon, regardait les dix cavaliers dont les chevaux s’ébrouaient en grattant le sol. Aspar, comme les autres, portait une jaque de mailles 11 recou verte d’une soubreveste 12 longue, d’étoffe sombre, à manches fendues. Il était armé d’un large cimeterre, et une courte arquebuse, renfermée dans un étui, pendait à l’arçon de sa selle dont les grandes bâtes 13 lui emboî taient les cuisses. Son cheval était nu, et son léger harnais de maroquin noir avait de grands chasse-mou ches 14 ornés de bossettes 15 de cuivre retombant à la croupe et au poitrail en lambrequins 16 déchiquetés.

  • 11  Cotte de maille courte.
  • 12  Vêtement de dessus, sans manches.
  • 13  Généralement graphié battes : rembourrages (...)
  • 14  Filet de cordelettes fixé aux flancs des (...)
  • 15  Ornement métallique du mors.
  • 16  Pièce de toile pendante, découpée ou (...)

Les autres étaient des Orientaux armés à la légère, montés sur des chevaux turcs dont les naseaux étaient fendus pour les empêcher de hennir. Aucun ne savait le français, car c’étaient des Albanais et des Ossètes 17 , au teint basané, au profil acéré comme celui des faucons. Ils portaient aussi des arquebuses, des badelaires 18 et des dagues à oreilles 19  ; certains avaient une masse d’armes. Tous avaient ceint l’écharpe rouge, mais Lazare dit à François que chacun avait dans son porte manteau une écharpe blanche, précaution utile si l’on rencontrait des huguenots.

  • 17  Peuple caucasien.
  • 18  Cimeterre ou coutelas courbe à lame large.
  • 19  Dague dont le pommeau forme deux ailes, en (...)

Édition Borel (collection « Nymphée »), 1899

François remarqua trois lévriers de Grèce, près du cheval d’Aspar. C’étaient de hautes bêtes dont les têtes pointues s’effilaient comme celles des serpents. Leur corps émacié était supporté par des pattes grêles comme des cordes raidies, leurs côtes se dessinaient sous la peau, et ils n’avaient pas de ventre. Ces grands chiens, avec leurs museaux fins, leurs oreilles minces pointues et à demi dressées, avaient des airs sauvages et inquiets. Leurs lèvres courtes et épaisses, noires, semblaient s’ouvrir en un ricanement incertain, décou vrant leurs crocs aigus, blancs comme l’ivoire.

Lazare, cependant, demandait à François s’il avait en core le masque de Madeleine ; on le trouva dans un coffre.

Il faut, monsieur, que ces chiens sentent un objet ayant appartenu à votre maîtresse. Une fois sur la piste, et je me charge de la trouver, ces lévriers nous feront sûrement trouver la voie, et cela nous épar gnera bien des demandes indiscrètes.

François objecta que des braques ou des chiens à odorat délicat auraient mieux fait l’affaire. Mais Lazare le détrompa :  

On dit que les lévriers n’ont point de nez, mais cela est faux pour ceux de Macédoine. En voici qui sont extraordinaires. S’ils étaient à Paris et qu’on leur fît sentir un de vos pourpoints, ils viendraient vous chercher jusqu’ici. Voyez comme ils sont grands et forts, leur robe sombre les rend presque invisibles, la nuit ; et, si le besoin s’en fait sentir, ils vous étran glent un homme sans qu’on l’entende crier !

François fit ses dernières recommandations à Lazare, appela même Aspar pour lui donner des conseils. Puis il les congédia ; mais il les rappela, du seuil où il se tenait, et leur fit encore la leçon, s’embarrassant dans des vétilles d’homme habitué à vivre dans les jupes des femmes, entrant dans les moindres détails :  

— Soyez tranquille, monsieur, s’écria Lazare ; nous porterons la dame comme un Saint Sacrement !

Ils partirent. Lazare, en tête, équipé comme un gen tilhomme voyageant dans un pays peu sûr, s’avançait monté sur un cheval noir des écuries du comte. Armé d’une belle et forte épée de guerre, d’une large dagasse 20 vénitienne et de pistolets, il portait un haut-de-chaus ses de velours brun, un collet de buffle 21 à manches, un corps de cuirasse 22 noirci. Sa tête était couverte d’une bourguignote 23 à grandes jouées ; le masque en forme de mufle de bête était accroché à sa selle. Son écharpe rouge flottait au vent. Derrière lui, les stradiots allon geaient le pas de leurs montures moins hautes, le che val d’Aspar caracolait, plein de feu.

  • 20  Dague à large lame à double tranchant.
  • 21  Pourpoint en cuir.
  • 22  Partie de la cuirasse qui couvre le torse.
  • 23  Casque de fer à crête, couvrant la nuque.

François les regardait s’éloigner, rêveur. Et quand ils eurent disparu, au tournant de la rue, il se sentit pris d’une étrange émotion :  

— Que vais-je devenir, mon Dieu! se disait-il. Et que faire pendant les heures et les jours que va durer cette entreprise ?

Et il se mourait déjà d’impatience, mordu par un désir de plus en plus vif de Madeleine qu’il convoitait dans sa chair. Mais à peine ses gens étaient-ils partis, et commençait-il une lettre pour Mme de Vauplassans, espérant ainsi tromper son ennui, qu’il reçut la visite d’un trompette porteur d’un grand pli cacheté. C’était un ordre de se rendre, avec une bonne escorte, auprès de M. l’Amiral qui était alors près de Châtillon-sur-Loire, pour lui remettre en mains propres des dépêches venant de la maison du Roy.

Bien qu’il fût six heures du soir, il devait partir, et sur l’heure. Le colonel le dispensait de lui faire sa visite d’adieux. Toutes ses instructions étaient pré cises. Il soupa donc chez lui rapidement, embrassa Zilla en lui recommandant d’avoir grand soin de Made leine lorsqu’elle arriverait, puis il monta à cheval.

Comme escorte, il prit les quinze meilleurs chevau-légers de sa compagnie et les mieux montés, confia le commandement des autres à son lieutenant Yves Le Dantec. À huit heures du soir, il quittait les faubourgs avec ses trompettes et son roi d’armes et s’enfonça dans la campagne, guidé par un homme de confiance donné par M. de la Châtre et qui devait lui indiquer les meilleurs et les plus courts chemins.

Notes

1  Fleuve de Vénétie, qui prend sa source sur le mont Peralba, dans les Alpes, et se jette dans la mer Adriatique, près de Venise.

2  Soldat de la cavalerie légère. Le terme est souvent, comme ici, pris dans un sens dépréciatif.

3  Corps de garde des doges de Venise, composé de soldats originaires de Slavonie.

4  Sorte de faux de guerre dont la lame, richement décorée, était montée sur une hampe.

5  Embarcation légère, longue et plate, qui naviguait à voile et à rame. Elle était utilisée par les corsaires tunisiens.

6  Lance.

7  Navire du capitaine général des galères. Le terme rappelle le refrain de la « Chanson de pirate » des Orientales de Victor Hugo (1828) : « Dans la galère capitane/ Nous étions quatre-vingts rameurs. »

8  La livre était une pièce d’argent, valant 20 sous. 4 000 livres représentent environ 6 000 € de 2007.

9  Droit de jouir des biens d’un enfant, en échange de son entretien.

10  Les pages sont les enfants de familles nobles placés dans la maison d’un prince pour y servir et y être éduqués.

11  Cotte de maille courte.

12  Vêtement de dessus, sans manches.

13  Généralement graphié battes : rembourrages saillant de la selle.

14  Filet de cordelettes fixé aux flancs des chevaux et destinés à les protéger des mouches.

15  Ornement métallique du mors.

16  Pièce de toile pendante, découpée ou festonnée.

17  Peuple caucasien.

18  Cimeterre ou coutelas courbe à lame large.

19  Dague dont le pommeau forme deux ailes, en usage du XVe à la première moitié du XVIe siècle.

20  Dague à large lame à double tranchant.

21  Pourpoint en cuir.

22  Partie de la cuirasse qui couvre le torse.

23  Casque de fer à crête, couvrant la nuque.

Pour citer ce document

«Chapitre 2», Bibliothèque 19 [En ligne], Le Tournoi de Vauplassans, Deuxième partie, mis à jour le : 16/06/2008, URL : http://bibliotheque19.ens-lyon.fr/index.php?id=71.